Projections à la Médiathèque Jean Falala
Auditorium les 30 et 31/10/2012 à 18h30
Cycle Théâtre et Cinéma - Entrée libre
En partenariat avec la Médiathèque Jean Falala et la Comédie de Reims, Les Amis de la Comédie de Reims (LACOR) vous invitent à un cycle de projections autour de Bouvard et Pécuchet de Flaubert et des pièces Woyzeck et Danton de Büchner présentés en novembre à la Comédie.
Le 30/10 à 18h30 : Bouvard et Pécuchet
Film de Jean-Daniel Verhaeghe, musique de Michel Portal, comédie dramatique adaptée de l’œuvre de Gustave Flaubert, avec Jean Carmet, Jean-Pierre Marielle… France, 1989, 2h50. 7 d'Or de la Meilleure fiction, du Meilleur scénario et du Meilleur comédien pour Jean Carmet
Deux copistes employés à Paris se rencontrent par hasard et se lient d'une étroite amitié. L'un d'eux fait un héritage, l'autre apporte ses économies. Ils achètent un manoir en Normandie, rêve de toute leur existence, et quittent la capitale. Ils se livrent à toute une série d'études et d'expériences, embrassant toutes les connaissances de l'Humanité jusqu'à se perdre dans des abstractions philosophiques.
Le 31/10 à 18h30 : Woyzeck
Film de Werner Herzog avec Klaus Kinski, Eva Mattes, Wolfgang Reichmann...
Drame d’après Georg Büchner, en allemand sous-titré en français. Allemagne, 1979, 1h17.
Une petite ville de garnison vers 1850. Le fusilier Johan Franz Woyzeck remplit comme beaucoup d'autres ses devoirs de soldat. Homme simple et tourmenté, il est le barbier du capitaine et se prête à des expériences médicales qui lui rapportent quelques sous supplémentaires pour nourrir Marie et son fils illégitime. Ses hallucinations et ses visions effrayantes le dominent. Il apporte à Marie l'argent gagné et n'a d'yeux que pour son enfant. Puis il repart à la hâte. Marie regarde, admirative, passer sous sa fenêtre le fringant tambour-major à la tête de la fanfare du régiment. Le soir, devant chez elle, il est là. Il lui fait cadeau d'une paire de boucles d'oreille qu'elle essaiera très fière devant son miroir. Naïf, Woyzeck ne se doute de rien, jusqu'à ce que le capitaine et le médecin s'amusent à lui raconter la vérité.
20h-20h30 : pot de l’amitié entre les deux films
20h30 : Danton
Un film d’Andrzej Wajda, avec Gérard Dépardieu, Wojciech Pszoniak, Patrice Chéreau... Adaptation d’après L’affaire Danton de Stanislawa Przybyszewska.
Musique de Jean Prodromidès. Version en français. France, 1982, 2h11.
Prix Louis-Delluc en 1982 et César du meilleur réalisateur en 1983.
Novembre 1793 : c'est l'année noire de la révolution. Retiré à la campagne depuis l'été, Danton rentre à Paris où ses amis le pressent d'intervenir. La tension monte, le peuple a faim. Quatre mois plus tard, Danton et ses partisans monteront à l'échafaud.
mardi 16 octobre 2012
samedi 23 juin 2012
Débat sur Guantanamo le 11 mai au Bar de la Comédie de Reims
Ce vendredi 11 mai, la troisième rencontre du Cycle « Théâtre et Société » des Amis de La Comédie de Reims a porté sur la pièce Guantanamo mise en scène par Éric Vigner d'après le livre de Frank Smith. Cet ouvrage publié en 2010 reprend des comptes-rendus d’interrogatoires de prisonniers du tristement célèbre centre de détention installé par les États-Unis à Cuba au lendemain du 11 Septembre.
Étaient présents à cette rencontre Vlad Chirita, acteur dans la pièce et assistant à la mise en scène qui a remplacé Eric Vigner et Nathalie Berger, coordonnatrice Amérique du Nord pour Amnesty International. (Le responsable de la ligue des droits de l’homme n’ayant pu être présent.)
Devant une trentaine de personnes, dont la section de Reims et d’Epernay d’Amnesty, le débat a d’abord porté sur la genèse et l’intérêt de la pièce, qui a souvent déconcerté les spectateurs par la distance dans le traitement du sujet. Vlad a rappelé pourquoi et comment Eric Vigner a choisi ce livre qu’il a découvert au moment de sa sortie, qu’il trouvait intéressant sur le plan de la matière et qui permettait de montrer l’« incommuniquant » ; il nous a expliqué aussi comment les sept acteurs de cette « école » de théâtre qu’est l’Académie avaient été impliqués dans cette création.
Ensuite, avec l’intervention plus politique de Nathalie Berger, c’est du centre de détention dont il a été question Dans un premier temps, en partant d’un article du journal Le Monde daté du 10 janvier 2012 : « Guantanamo : pourquoi y a-t-il une prison américaine à Cuba ? », nous avons expliqué comment un traité américano-cubain de …1903 a offert aux Etats-Unis contre protection une base navale sans aucune limite dans le temps, les Américains ont utilisé cette base après les attentats du 11 septembre 2001 parce qu’elle n’était pas soumise au droit américain…
Nathalie nous a exposé très clairement comment certains détenus se sont trouvés enfermés à Guantanamo sous des accusations infondées, une rançon ayant été promise pour toute arrestation…
Elle nous a longuement parlé des deux anciens détenus de Guantanamo qui sont actuellement en France, et de la difficulté qu’ils ont à se reconstruire.
A la question « Y a-t-il moins de terroristes grâce à Guantanamo ? » qui lui a été posée, elle a répondu que cela avait eu au contraire l’effet inverse : à cause de Guantanamo, le terrorisme s’est multiplié – dans des centres de formation au Pakistan ou au Yemen notamment, on montre les images de ces hommes vêtus de leurs combinaisons orange comme des martyrs - et les détenus rentrés dans leur pays sont souvent utilisés comme propagande.
Enfin, elle nous a rappelé qu’il y a encore à Guantanamo plus de 150 prisonniers, alors que le président Obama s’était engagé à fermer le centre, et que parmi ces hommes, si certains pourraient être libérés, le problème du pays d’accueil reste entier… plus de dix ans après leur détention.
Étaient présents à cette rencontre Vlad Chirita, acteur dans la pièce et assistant à la mise en scène qui a remplacé Eric Vigner et Nathalie Berger, coordonnatrice Amérique du Nord pour Amnesty International. (Le responsable de la ligue des droits de l’homme n’ayant pu être présent.)
Devant une trentaine de personnes, dont la section de Reims et d’Epernay d’Amnesty, le débat a d’abord porté sur la genèse et l’intérêt de la pièce, qui a souvent déconcerté les spectateurs par la distance dans le traitement du sujet. Vlad a rappelé pourquoi et comment Eric Vigner a choisi ce livre qu’il a découvert au moment de sa sortie, qu’il trouvait intéressant sur le plan de la matière et qui permettait de montrer l’« incommuniquant » ; il nous a expliqué aussi comment les sept acteurs de cette « école » de théâtre qu’est l’Académie avaient été impliqués dans cette création.
Ensuite, avec l’intervention plus politique de Nathalie Berger, c’est du centre de détention dont il a été question Dans un premier temps, en partant d’un article du journal Le Monde daté du 10 janvier 2012 : « Guantanamo : pourquoi y a-t-il une prison américaine à Cuba ? », nous avons expliqué comment un traité américano-cubain de …1903 a offert aux Etats-Unis contre protection une base navale sans aucune limite dans le temps, les Américains ont utilisé cette base après les attentats du 11 septembre 2001 parce qu’elle n’était pas soumise au droit américain…
Nathalie nous a exposé très clairement comment certains détenus se sont trouvés enfermés à Guantanamo sous des accusations infondées, une rançon ayant été promise pour toute arrestation…
Elle nous a longuement parlé des deux anciens détenus de Guantanamo qui sont actuellement en France, et de la difficulté qu’ils ont à se reconstruire.
A la question « Y a-t-il moins de terroristes grâce à Guantanamo ? » qui lui a été posée, elle a répondu que cela avait eu au contraire l’effet inverse : à cause de Guantanamo, le terrorisme s’est multiplié – dans des centres de formation au Pakistan ou au Yemen notamment, on montre les images de ces hommes vêtus de leurs combinaisons orange comme des martyrs - et les détenus rentrés dans leur pays sont souvent utilisés comme propagande.
Enfin, elle nous a rappelé qu’il y a encore à Guantanamo plus de 150 prisonniers, alors que le président Obama s’était engagé à fermer le centre, et que parmi ces hommes, si certains pourraient être libérés, le problème du pays d’accueil reste entier… plus de dix ans après leur détention.
jeudi 16 février 2012
La loi du marcheur à la Comédie : pièce, rencontre-débat et film aux Cinémas Opéra

Chers amis,
Nous vous proposons de venir découvrir le spectacle La loi du marcheur (Entretien avec Serge Daney), présenté du 21 au 24 février 2012 à la Comédie de Reims.
Nous souhaitons ainsi vous faire partager le plaisir que nous avons eu à la découverte de ce spectacle créé au Festival d'Automne en 2010, et salué unanimement par la critique.
Un acteur jouant un spectateur. C'est à cette drôle d'expérience que le comédien nous convie avec brio, en prenant comme point de départ les entretiens que donna le critique de cinéma Serge Daney quelques mois avant sa mort.
« Bouchaud s'amuse, à se « promener » dans le film, à s'incruster dans l'image comme on est invité à le faire lorsqu'on visite les coulisses du Grand Rex à Paris. Mais surtout, il rejoue en pantomine la séquence la plus fameuse où s'enchaînent les bagarres dans les deux saloons et où se scelle le pacte entre les deux héros. En silence, il refait tous les déplacements et les mimiques des personnages que l'on vient de voir à l'écran. Il est à la fois le clown et le cow-boy, Buster Keaton et John Wayne. Sacré hommage. » Libération
« Grâce au timbre chaleureux et drôle, à la silhouette plastique et dégingandé du comédien, une magnifique leçon de vie et de cinéma se joue. On sort plus intelligent.» Télérama
Autour du spectacle, nous vous invitons par ailleurs à une rencontre « Théâtre et société » avec Claude Bégué, animateur du cinéma Opéra, de ciné-clubs et historien du cinéma, en présence de l'équipe artistique du spectacle, le vendredi 24 février à 18h - en partenariat avec Les Amis de la Comédie de Reims - LACOR.
Les Amis de la Comédie de Reims (LACOR) proposent aussi, en partenariat avec les Cinémas Opéra la projection du film Rio Bravo de Howard Hawks (1959) le 2 mars à 20h30 et le 4 mars à 17h30 aux Cinémas Opéra de Reims.
Tarif réduit de 6 € sur présentation du flyer.
Venez nombreux !
vendredi 3 février 2012
Rencontres de jeunes spectateurs européens / Young Performing Arts Lovers (YPAL 2011)

LACOR a porté le projet de Rencontres de jeunes spectateurs européens / Young Performing Arts Lovers (YPAL 2011) en partenariat avec le groupe YPAL France, la Comédie de Reims et d'autres partenaires culturels rémois, financé par le Programme Européen Jeunesse en Action (PEJA), la Région, l'Université de Reims Champagne-Ardenne et la Ville de Reims. 140 jeunes de plusieurs pays européens (UE et hoprs UE), de France et de Champagne-Ardenne se sont réunis du 1er au 4 décembre à Reims dans le cadre du festival Reims Scènes d'Europe. Ils ont suivi des ateliers de discussion, de pratiques, ont assisté à des spectacles et ont échangé dessus, ont organisé des débats ouverts au public et aux élus et ont adopté la charte ci-dessous traduite dans toutes les langues des participants. D'autres rencontres se tiendront dans d'autres villes européennes en 2012 et nous espérons les retrouver ainsi que d'autres jeunes lors du prochain festival Reims Scènes d'Europe en décembre 2012.
mardi 24 janvier 2012
Rencontre autour de "Identité" le 20 janvier 2012

Vendredi 20 janvier 2012 au Bar de la Comédie, LACoR a organisé sa deuxième rencontre du cycle Théâtre et Société, autour de la pièce de Gérard Watkins, Identité.
Le thème retenu:" Qui suis-je? Identité/Identités" a permis aux deux intervenants invités, le Pr Philippe Nguyên, biologiste et hématologue, et le Dr Jean-Michel Havet, psychiatre, du CHU Robert Debré de Reims, ainsi qu'à Gérard Watkins et à Ludovic Lagarde, qui nous ont fait l'amitié de se joindre à nous, de s'exprimer sur les multiples aspects fondateurs de l'identité.
L'auditoire nombreux a été captivé par les interventions passionnantes des uns et des autres. Gérard Watkins a pu réagir aux analyses éclairées de Philippe Nguyên sur les tests ADN et les fantasmes et peurs générés par ceux-ci comme à celles de Jean-Michel Havet sur la différence identification/identité, identité pauvre et riche, le moi singulier et multiple dans sa relation à l'autre et au groupe, familial, religieux, ethnique, social ou professionnel.
Pour ne pas oublier le texte profond et riche de Gérard Watkins, des extraits de la pièce et les réponses qu'ils ont inspiré aux intervenants ont permis de faire de cette rencontre un très beau moment, tant par la qualité des propos que par leur naturel et leur clarté.
Brigitte Macadré, coordinatrice.
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